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Comment attirer les « d’jeuns » ? La Génération Y et l’entreprise

closeCet article a été publié il y a 7 ans 9 mois 9 jours, il est donc possible qu’il ne soit plus à jour. Les informations proposées sont donc peut-être expirées.

Certains d’entre vous, chers lecteurs, sont peut-être des chefs d’entreprises ou des managers des ressources humaines qui cherchent à embaucher, et notamment à embaucher des jeunes. Dans ce cas, sans doute vous êtes-vous déjà pliés au fastidieux exercice qui consiste à aller à la rencontre de ce public… sur les campus ou dans des réunions diverses. Qu’avez-vous pensé du résultat ? Il est possible qu’il n’ait pas été à la hauteur de vos espérances, ou en tout cas du temps que vous avez consacré à l’exercice.

Groupe Facebook "étudiants qui boycottent les reunions entreprises"Via le blog « génération Y », je suis tombée sur un aperçu amusant de la manière dont certains jeunes perçoivent ce type de démarche (extraits choisis d’un groupe créé sur Facebook et intitulé « le groupe des étudiants qui boycottent les rencontres d’entreprises ») :

– Tu aimerais en savoir plus sur les entreprises et les métiers qui t’attirent mais le seul truc qu’on te propose c’est de te référer au site Internet ou « tout est très bien expliqué »,
–  Tu t’es résigné à intégrer que les « rencontres métiers » c’est avec les rh et au choix dans un amphi à 50 ou un forum à 2000. Mais jamais dans l’entreprise en tête à tête avec les opérationnels,
– Tu sais que lorsque tu reçois un mail te disant qu’une entreprise vient sur le Campus pour se présenter, « ce n’est pas une fabuleuse opportunité de créer un contact » mais un moment un peu relou (surtout s’il n’y a pas de cocktail après),
– Tu sais que quand les entreprises débarquent sur le campus, elles vont te parler d’elles pendant 2h mais qu’à la fin tu n’en sauras toujours pas plus sur le quotidien des mecs (et oui, chez eux il n’y a pas de « journée type » …),
– Tu trouves que les stylos, les jeux d’entreprise et les goodies c’est marrant mais ce n’est pas ca qui va t’aider à choisir ton métier,
– Tu trouves que tu pourrais t’améliorer en entretien mais que rien n’est perdu parce que les entreprises sont encore plus mauvaises que toi pour se vendre,
– Tu as arrêté de vouloir en savoir plus sur une offre de stage ou d’emploi parce que tu sais que si tu envoies une question à l’adresse « recrutement@ … », tu vas recevoir un email «te remerciant pour ta candidature et t’assurant qu’on va y répondre dans les meilleurs délais »,
– Tu penses que les valeurs et la culture d’une entreprise, c’est très bien mais que c’est mieux quand tu les vis plutôt que quand on t’en parle,
– Tu trouves sympa qu’il y ait un forum entreprise mais que bizarrement il n’y a jamais l’opérationnel qui t’intéresse qui y est présent

Cette anecdote démontre assez clairement, me semble-t-il, le déficit de communication entre les recruteurs et cette génération Y, dont on dit souvent qu’elle privilégie les valeurs collectives, l’autonomie, un certain sens de l’ironie, de la décontraction et de la rebellion, et surtout une relation hiérarchique basée sur l’écoute, l’échange et le dialogue.

Si l’on considère, d’une part, que la génération Y est biberonnée aux outils TIC et, d’autre part, qu’elle a globalement une approche différente de ses aînés du monde professionnel, on comprend mieux pourquoi, en termes de recrutement ou de communication, elle est plus spontanément attirée par des entreprises qui réussissent à créer des liens proches de ses attentes.

S’agissant de communication, cette génération attend notamment de retrouver l’entreprise sur des outils qu’elle utilise : sur les réseaux sociaux et, plus généralement, sur le web 2.0 et dans la blogosphère, lieux d’échanges basés sur l’interactivité, le dialogue direct et la proximité… et éloignés du formalisme un peu pesant de la communication institutionnelle traditionnelle.

Voilà pourquoi, dans leur communication avec les jeunes, les entreprises et les institutions devraient à mon sens davantage se lancer vers ce type d’outils. Il faut aller là où votre cible se trouve !

Mais attention ! Adopter l’outil, c’est une chose, en comprendre les « codes » en est une autre.

C’est pourquoi je vous conseille de ne pas vous lancer « au petit bonheur la chance ». La réflexion sur votre stratégie sera essentielle à la réussite de votre projet. N’économisez pas sur une réflexion approfondie autour des enjeux du 2.0 avant de vous lancer !

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4 Commentaires

  1. Adrien Ledoux 18 mars 2009 at 17 h 56 min

    Nouvel outil innovant pour la génération Y
    Bravo pour cet article, très pertinent

    Je suis moi même de la génération Y et face au manque d’outil à disposition j’ai mis en place un site web http://www.jobteaser.com/

    Le concept est simple entré caméra sur l’épaule dans les entreprises interroger les jeunes sans langue de bois sur leur quotidien, car la proximité comme vous dites ainsi que la transparence sont clés!

  2. KT 5 mars 2009 at 13 h 22 min

    Génération Y : la démonstration par l’exemple
    Bonjour Guillaume,
    Ravie de vous découvrir parmi mes lecteurs (et merci de ce portrait flatteur de Dix-Katre sur votre blog) !
    Il faudra nous rejoindre au sein des « 3B.0″ (non, ce n’est pas un boys band !…)
    Au plaisir de faire prochainement votre connaissance : je vous retrouve dans un 1er temps « IVL » (sur Facebook).

  3. guillaume 4 mars 2009 at 23 h 18 min

    Alors, je suis Y
    Je suis content de découvrir que ma génération est surnommée la Y…
    Article très interressant dans lequel je me retrouve assez bien…
    De toute façon, plus je lis ce blog, plus j’apprend et découvre le web2.0 et l’animation de réseau…
    Donc merci à Karine et Dix-Katre

    Je me suis permis de vous faire un clin d’oeil sur mon blog:
    http://vid.power-heberg.com/2009/03/dix-katre-anime-les-reseaux-pros/

  4. Rodolphe Champagne 3 mars 2009 at 5 h 45 min

    X ou Y ?
    Je partage ton avis : les entreprises doivent faire attention à ne pas faire du « jeunisme » et bien appréhender les outils 2.0, sous peine d’être perçu comme intrusif ou « has been » par la cible principale.
    Par contre, il convient de modérer l’ampleur des groupes Facebook : celui cité est le fait d’étudiants qui attendent souvent la « becquée » ! Les plus motivés viennent à la rencontre des entreprises sans toujours attendre qu’on vienne les chercher : cela tombe bien, c’est ceux-là que nous recrutons !

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