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Faut-il bouter les grandes marques hors des réseaux sociaux ?…

closeCet article a été publié il y a 5 ans 9 mois 27 jours, il est donc possible qu’il ne soit plus à jour. Les informations proposées sont donc peut-être expirées.

Pourquoi je me dis que Denis n’a pas tout à fait tort…

Les réseaux sociaux sont-ils davantage bénéfiques aux TPE qu’aux entreprises internationales ? Oui, si l’on considère que :

ARGUMENT 1 : la question de la notoriété, de la visibilité et du référencement sur la toile sont une problématique plus présente chez les petites entreprises, qui cherchent davantage à se faire connaître que les grandes marques (qui, par définition, bénéficient d’un capital notoriété déjà constitué). Or les réseaux sociaux constituent un excellent moyen de tisser des liens et de se faire connaître sur la toile. 1 point pour les « petits comptes »

ARGUMENT 2 : les TPE et PME bénéficient généralement, après des consommateurs, d’un capital sympathie relativement spontané (effet « David contre Goliath »). Dans le dialogue très humain qui se noue sur les réseaux sociaux, les petits comptes sont également plus crédibles aux yeux des consommateurs (surtout si ce dialogue s’incarne dans une personne emblématique et abordable/sincère dans sa manière de s’exprimer). En nombre, leur communauté sera certainement plus réduite que celle d’une grande marque, mais elles ont en revanche plus de chances voir s’agréger autour d’elle des ambassadeurs bénévoles, enthousiastes et impliqués. 2 points pour les TPE

ARGUMENT 3 : Les petites structures sont généralement plus réactives que les structures plus lourdes : les temps de validation sont souvent moins longs, la répartition des compétences au sein des équipes est plus polyvalente… et les enjeux financiers sont moins massifs  : en cas de crise, le processus de réaction d’une TPE sera sans doute plus léger que celui d’une entreprise internationale. 3 points pour les « petits comptes »

Attention, j’ai tout à fait conscience que les affirmations qui précèdent sont trop générales pour être prises au pied de la lettre Wink

Pour autant, les grandes marques doivent-elles déserter les réseaux sociaux ?

Les grandes marques ont elles aussi des raisons d’investir les réseaux sociaux !

ARGUMENT 1 : Les grandes marques/institutions sont-elles jugées « inhumaines », nanties d’une image institutionnelle et désincarnée auprès du grand public ? Les consommateurs leur reprochent-ils de rester dans leur tour d’ivoire, de ne pas suffisamment les écouter ? Les réseaux sociaux sont justement le moyen, pour les grands comptes, de détecter et de mettre en avant, dans leurs équipes, des personnes capables d’incarner à la fois des valeurs et une proximité avec leurs cibles et de convaincre en engageant le dialogue de manière différente ! 1 point pour les grandes marques

ARGUMENT 2 : Etre présent sur les réseaux sociaux ne demande certes pas de budget important (contrairement à une action de communication sur d’autres médias), mais requiert une sacrée disponibilité et des ressources (humaines) importantes ! Or, le temps, c’est justement ce qui manque le plus aux petites structures, qui n’ont de surcroît pas les moyens d’externaliser. La taille des équipes des grands comptes, comme leur habitude du marketing et de la communication, plaident donc en faveur d’une utilisation innovante des réseaux sociaux par ces derniers. 2 points pour les grands comptes

ARGUMENT 3 : j’ai déjà expliqué à de nombreuses reprises sur ce blog (et notamment dans l’article « Ma Direction a peur des médias sociaux« ) qu’avec l’avènement du web interactif, la politique de l’autruche n’est pas une solution. Vous désertez les réseaux sociaux ? C’est votre choix : eux se chargeront de s’occuper de vous ! (Rappels : plus de 20% des messages diffusés sur Twitter concernent une marque ou un produit et 93% des consomateurs demandent aux marques d’être interactives et présentes sur les médias sociaux). Les grandes marques ont donc un boulevard en termes de légitimité pour s’exprimer sur les réseaux sociaux. Sinon, mon cher Denis, ne leur reprocheriez-vous pas -avec un brin de mauvaise foi- de ne pas vouloir engager le dialogue ?… 3 points pour les grands comptes

Alors… Match nul ? En réalité, je pense que le débat est ailleurs !

A mon sens, la question de la présence sur les réseaux sociaux n’est pas une question de taille (Messieurs, vous voici rassurés !).

Le web interactif, c’est avant tout un état d’esprit : avez-vous envie de dialoguer avec vos cibles ? D’entendre des avis contradictoires ? De répondre à des objections… pour mieux détecter vos faiblesses, vos forces, les tendances et attentes de vos cibles… et ainsi mieux vous développer ? De susciter des échanges, des discussions, bref… de la vie ?

Sur les médias sociaux, quelle que soit la taille de votre entreprise, si vous n’êtes pas dans cet état d’esprit de dialogue, cela se voit et ça ne marche pas.

Car les médias sociaux ne sont pas un espace de plus pour asséner en permanence vos arguments commerciaux ou vos discours « langue de bois ».

Beaucoup de dirigeants confondent encore médias sociaux avec espaces publicitaires : pour les utiliser avec discernement, il faut, en particulier, repenser les schémas classiques de communication unilatérale (monologue) pour écouter et établir le dialogue, aller vers davantage de convivialité pour aboutir à une « dynamique conversationnelle » et à un processus de communication virale et de recommandation (buzz).

Les exemples réussis d’utilisation des médias sociaux par de grandes marques n’en sont-ils pas la meilleure preuve ?…

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3 Commentaires

  1. Luc-Olivier 5 janvier 2011 at 7 h 28 min

    Merci de votre réponse (et merci de me suivre sur Twitter).

    J’ai compris ce qui me choquait.

    L’étude à laquelle vous faites référence dit que « 93% des UTILISATEURS de RÉSEAUX SOCIAUX croient que les sociétés devraient y être présentes.
    Étude réalisée sur un panel de 1092 adultes, aux USA*

    Or vous parlez de CONSOMMATEURS ! C’est très différent !
    >> 93% des consomateurs demandent aux marques d’être interactives et présentes sur les médias sociaux.

    *) et on a aucune idée de la constitution du panel ???!!!

  2. KT 4 janvier 2011 at 13 h 07 min

    Bonjour Luc-Olivier,
    Merci de votre passage sur mon blog, je vous suis avec intérêt sur Twitter 😉
    Pour répondre à vos questions :
    1. source des 93% : ce diaporama[url]http://www.reseaux-professionnels.fr/autour-du-web-20/859-blog-dentreprise-et-medias-sociaux-10-chiffres-clefs-qui-vous-feront-peut-etre-revoir-votre-position-sur-le-sujet.html[/url]
    2. Utilisation des médias sociaux en B to B : effectivement, c’est un aspect que j’ai traité dans cet article : [url]http://www.reseaux-professionnels.fr/questions-frequentes/1350-vous-travaillez-en-b-to-b-oubliez-les-medias-sociaux-.html[/url]
    A bientôt pour poursuivre cette discussion !
    Twitter: twitter.com/dixkatre

  3. Luc-Olivier 3 janvier 2011 at 6 h 30 min

    Très bien votre analyse. Mais il manque un aspect. De nombreuses Marques et de très nombres PME / TPE n’y sont pas, et davantage encore lorsqu’elles sont dans le B2B.

    >> 93% des consomateurs demandent aux marques d’être interactives et présentes sur les médias sociaux

    Ce chiffre est suspect ! D’où sort-il ?

    Bonne année 2011.

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