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Jusqu'à une période récente, la diffusion de messages sur internet répondait à une logique simple : un émetteur, des récepteurs, point. Ca, c'est ce qu'on appelle le "web 1.0" : l'information est diffusée unilatéralement (par exemple par le biais d'un site internet) et l'internaute la reçoit et la consulte de manière passive, sans avoir de possibilité de réagir et/ou de répondre.
Avec l'apparition des outils dits "web 2.0", le fonctionnement est tout autre : un émetteur diffuse un message, mais les récepteurs de ce message peuvent à leur tour devenir émetteurs en diffusant leur réponse/avis/commentaire sur ce que diffuse l'émetteur initial.
Ca, c'est tout l'intérêt des outils interactifs : l'internaute n'est plus un simple consommateur d'information, il devient acteur en réagissant aux messages qu'il reçoit.
Jusqu'ici, tout va bien, me direz-vous. On dialogue en ligne, on émet des messages, on échange, que demander de plus ?
Mais tout n'est pas si simple.
Tout n'est pas si simple parce que, sous couvert d'anonymat ou d'un pseudonyme, des propos diffamatoires, injurieux ou illégaux peuvent éventuellement être tenus sur un blog. Or, non seulement l'auteur d'un blog est responsable de ce qu'il écrit (ce qui est somme toute normal), mais en outre il devient responsable de ce qu'écrivent les autres sur son blog. C'est déjà gênant pour un particulier, mais alors pour une entreprise...
Ouh là, me direz-vous, mais ça a l'air dangereux, votre histoire !
Je vous rassure immédiatement : c'est justement pour éviter ce type de difficulté qu'a été inventé le principe de la modération des commentaires. En gros, cela signifie que l'auteur d'un blog a droit de vie ou de mort sur les commentaires déposés par d'autres internautes sur son blog (ouf, on respire !)
Et pour cela, l'auteur du blog a le choix entre 2 techniques de modération :
Spontanément, je suis à peu près certaine que vous auriez tendance à retenir la 1ère solution, qui paraît plus confortable et tranquillisante.
Pourtant, c'est plutôt la seconde solution que je recommande à mes clients.
En effet, la jurisprudence s'est montrée plus clémente avec des blogueurs ayant retenu le principe de la modération a posteriori, considérant qu'ils n'avaient peut-être pas eu le temps de filtrer le commentaire incriminé (alors que celui qui choisit de modérer a priori a obligatoirement validé le commentaire inopportun).
Bon ben voilà, rien de bien sorcier, il suffit de le savoir !
Maintenant que vous connaissez les grands principes de la modération, je vous recommande de tester vos connaissances pratiques grâce à ce petit quizz très ludique proposé par www.legalbiznext.com
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