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Débat : Twitter (dans un usage professionnel), est-ce « nul » ?…

closeCet article a été publié il y a 6 ans 10 mois 25 jours, il est donc possible qu’il ne soit plus à jour. Les informations proposées sont donc peut-être expirées.

Emanant d’un novice du web interactif, cette remarque ne m’aurait guère étonnée. En effet, je sais d’expérience qu’il faut un peu de temps pour « apprivoiser » Twitter et surtout, pour construire une communauté pertinente sur une plate-forme qui, bien que populaire, n’est pas -encore ?- généralisée auprès du grand public.

Mais voilà : Emmanuel est tout sauf un débutant dans le web 2.0.

Outre son profil Twitter et son profil (personnel) Facebook, il a également créé un profil d’entreprise sur Facebook, un blog d’entreprise, un wiki professionnel, une « soupe« , un profil Viadéo, un profil LinkedIn, j’en passe et des meilleures. Bref, sa panoplie du parfait utilisateur professionnel 2.0 en poche, il dispose de suffisamment de recul pour évaluer ce type d’outil et son intérêt réel dans un usage professionnel.

Avant de lancer la discussion, j’ai une pensée émue pour mes lecteurs pour qui « Twitter » ou même « Facebook » est à peu près aussi parlant qu’un texte en chinois. A vous, amis novices, qui aimeriez comprendre davantage de quoi nous allons parler, n’hésitez pas à relire :

  • cette note (assez ancienne) de mon blog pour comprendre ce qu’est Twitter, ainsi qu’une vidéo pour aller plus loin. Si vous voulez voir à quoi ressemble un « profil » sur Twitter, allez donc voir www.twitter.com/dixkatre
  • à propos de Facebook : des explications dans ce dossier. Et si vous voulez voir à quoi ressemble une page pro sur Facebook, allez donc voir www.facebook.com/dixkatre (mon profil personnel est quant à lui en mode privé, ce qui signifie que vous ne pouvez voir son contenu qu’en me proposant une « amitié » et une fois que je vous aurai acceptés comme amis).
  • pour mémoire, j’ai également expliqué ici comment je voyais la complémentarité entre Twitter, Facebook et un blog professionnel.

Entrons maintenant dans le vif du sujet : Twitter, est-ce « nul » ?…

Voici quelques-uns des arguments exposés par Emmanuel en défaveur de Twitter (notamment par comparaison avec Facebook) :

1. Le jargon Twitter est pénible.

Explication : Twitter limite le nombre de caractères de votre message (140 maxi, soit moins qu’un SMS français et l’équivalent d’un SMS américain) => pour donner une info, il faut compresser le texte et on en arrive à des messages parfois difficiles à comprendre.

Ex : RT@dixkatre : #FF @emmanuelmignot. Me DM pr + d’info signifierait, en français « normal » : Je vous fais part du message initialement émis par Dix-Katre, qui disait que pour le « follow friday », je vous recommande de suivre Emmanuel Mignot ; envoyez-moi un message privé si vous souhaitez en savoir davantage. (NDA concernant l’expression « follow friday »: le vendredi, les utilisateurs de Twitter ont pris l’habitude de communiquer le nom d’autres utilisateurs dont ils apprécient les messages diffusés sur Twitter, l’objectif étant de permettre à des personnes qui s’intéressent aux mêmes sujets d’entrer en contact).

Sur Facebook, désormais, la longueur des messages est également limitée, mais à un nombre de caractères 2 à 3 fois plus important, ce qui incite généralement les utilisateurs à écrire dans un français « normal ».

2. Bonjour la convivialité !

Toujours en raison du nombre limité de caractères, les Twittos (= utilisateurs de Twitter) renvoient très fréquemment leurs lecteurs vers des liens vers des blogs (ou des sites) sur lesquels ils ont développé leur pensée ou lu quelquechose d’intéressant. Pour que ces liens ne soient pas trop longs, les Twittos utilisent généralement des outils qui permettent de rétrécir les adresses URL. Du coup, les messages sont parfois un peu impersonnels.

Ex : Reading: http://twitthis.com/u4n3y8 signifie « Je suis en train de lire cet article que je trouve intéressant, cliquez sur l’URL mentionnée parce que je pense que cela peut également vous intéresser« .

Il y a effectivement plus convivial et surtout, tant qu’on a pas cliqué sur le lien, on ne sait pas trop sur quoi on va tomber.

exemple de message sur Facebook

Sur Facebook, au contraire (voir image ci-dessus), la présence à la fois d’une image et d’un résumé accompagnant (automatiquement) une adresse URL donne souvent envie de cliquer (on sait à peu près de quoi l’article va parler et l’image attire l’attention sur le lien).

Voici quelques-uns de mes contre-arguments en faveur de Twitter (notamment par rapport à Facebook) :

1. L’information se diffuse beaucoup plus rapidement entre utilisateurs => excellent pour le « buzz » (= bouche-à-oreille entre internautes)

En effet, sur Twitter, il est habituel, grâce à la technique du « RT » (re-tweet = rediffusion d’un message émis par un autre Twittos), de partager les informations que l’on trouve pertinentes. 2 conséquences immédiates : vous assurez votre veille plus rapidement (en suivant des Twittos qui s’intéressent aux mêmes sujets que vous, vous avez toutes les chances de découvrir des sources d’information que vous n’auriez pas trouvées seul) et, par ailleurs, si par exemple vous publiez un lien vers un article de votre blog et que cet article est jugé intéressant par les personnes qui vous suivent, ce sont rapidement des centaines, voire des milliers d’internautes qui vont venir consulter votre blog et conseiller à leur tour de vous lire => excellent pour le référencement de votre blog (puisque Google tient compte des recommandations des internautes pour définir votre classement).

Sur Facebook, en revanche, la rediffusion de messages vus sur le profil d’autres utilisateurs n’est pas encore un usage répandu (même si Facebook a récemment ajouté une fonctionnalité permettant de lier le profil d’un autre utilisateur dans un message, mais je ne rentre pas dans les détails techniques).

2. Il est plus facile d’entrer en contact avec d’autres utilisateurs => réseautage efficace

Sur Twitter, la plupart des utilisateurs est en mode « profil public » (ce qui vous permet de savoir à quoi cette personne s’intéresse avant de décider de la suivre ou non) et, par ailleurs, vous pouvez très bien décider de suivre quelqu’un (= following) sans obliger cette personne à vous suivre en retour (= follower).

Sur Facebook, c’est l’inverse : la plupart des utilisateurs sont en mode « privé » => vous ne pouvez pas les suivre si vous n’êtes pas accepté(e) par eux comme un(e) ami(e) au préalable et, par ailleurs, vous êtes obligés de vous suivre réciproquement => cela limite les envies de mise en relation (là encore, sans entrer dans les détails, lorsque vous suivez un trop grand nombre de personnes, cela devient vite chronophage => vous avez tendance à ne nouer des liens qu’avec des personnes que vous connaissez déjà et dont vous préssentez que vous aurez envie de les suivre).

Voilà, j’aurais évidemment beaucoup de choses à vous dire sur le sujet mais je préfère laisser une large place à vos idées et retours d’expérience => n’hésitez pas à exposer vos arguments, dans un sens ou dans l’autre, en commentant cet article !

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5 Commentaires

  1. Grégory MAUBON 9 novembre 2009 at 7 h 33 min

    Temps Réel pour qui et pour quoi
    Bonjour à tous,

    Je réagis en retard sur cet article car j’ai développé mes arguments sur mon propre blog. Pour faire court, je ne pense pas que FB et TW joue dans la même zone.
    TW est fondamentalement un outil de temps réel il il faut l’utiliser comme tel. Il sera à mon avis très efficace (lui ou ses successeurs) dans les groupes « soudés » et travaillant ensemble. Cela se rapproche de l’exemple du boulanger de Rémi. Aujourd’hui, il sert principalement de « Rss like » pour faire passer ces articles. C’est pas d’un intérêt délirant même si cela apporte un peu de serendipité.
    FB est plus une plateforme de communication globale sur une durée plus longue. Les échanges en temps réel ne sont pas sa fonctionnalité la plus pratique.
    Je ne ferai pas de distinction public/privé car depuis quelque temps je ne crois à cette idée de cloisonner ses profils.
    Bref, le microblogging à ses usages mais il est encore bien jeune et nous pourrions être surpris !

    Grégory

  2. Güven URGANCI 4 novembre 2009 at 17 h 12 min

    Veille versus réseautage versus vie sociale
    Il n’y en a pas un mieux que l’autre, tout dépend de l’usage qu’on en fait.

    Pour moi twitter est génial pour faire de la veille sur une marque, un produit, un service, discuter avec ses consommateurs et créer la proximité. Génial pour diffuser de l’information (pour devenir « leader d’opinion »). Génial pour suivre des personnalités ou découvrir les tendances, l’actualité en temps réel.

    Facebook, par son coté privé et par son immense expansion (25% des pages vues aux US sont pour Facebook!!) est déjà utilisé par tout le monde.
    Pour l’utilisateur lambda, pas besoin de twitter puisqu’on peut déjà tout faire avec Facebook (statuts, commentaires, photos, applications, messages, suivre des célébrités, etc.).

    Au final je dirais plutôt (c’est mon utilisation) Facebook perso, Twitter pro.

  3. walter 1 novembre 2009 at 13 h 45 min

    twitter est une source d’info en temps réel
    Bonjour à toutes et tous.

    Même hermétique, même contraignant et même tous les défault que l’on peut dénombrer sur Twitter, il me semble que bien utilisé, avec une bonne liste de followings/followers ce réseau est une merveilleuse mine d’informations.

    Rester en contact avec son univers professionnel et se former ou se tenir in(formé) sans quitter le bureau est plus qu’un gain de temps et d’énergie.

    Nouvelles expositions dans le design, ,nouveautés graphiques, bons plans astuces en Jquery ou juste quelques bonnes vidéos astucieuses. C’est une chance aujourd’hui pour des graphiste, développeurs ou autres de se tisser un réseau de « partenaires » et aussi une chance que ce réseau ne soit pas encore monétiser ou monétisable ! Une sorte de grande université du savoir (et du futile de temps en temps c’est de bonne guerre) ou règne une anbiance plutôt bonne enfant (tweet / RT, FollowFriday, DM) et la possibilté de suivre des gens sans avoir à attendre une réciprocité de l’amitié comme dans Facebook.

    Une force à maon avis.
    Mais attendons de voir.
    merci pour la zone d’expression libre.
    Walter

  4. flessard 1 novembre 2009 at 13 h 28 min

    À Twitter,Nul n’est tenu !
    L’interface est pourri, 140 caractères c’est contraignant, le langage est parfois hermétique. Pourquoi vouloir aimer Twitter? La non-universalité de son usage ne le rend pas moins utile pour ceux qui l’utilisent. Cela m’a pris 3 mois avant de faire mon premier tweet. Aujourd’hui , j’en fais 6 par jour. Je n’ai jamais cherché a évangéliser qui que ce soit pour qu’il adopte comme moi cet outil. La niche est faite, ca fonctionne et ceux qui le rejette ont quand même de bonne raison. Pourquoi les convaincre? Dans une utilisation professionnelle, répond-il a un besoin? On utilise Twitter pour ce qu’on est capable d’en faire .Les utilisateurs reconnaissent son utilité, mais ils seront les premiers a partir quand il y aura une nouvelle plateforme encore plus efficace pour micro-blogger. Donnez nous un Super Twitter de 1440 caractère et une nouvelle niche sera crée. L’outil forme le forgeron, des fois (ou le boulanger! 😉

  5. RemiB 31 octobre 2009 at 17 h 50 min

    différence de ton, différence d’approche
    Quand je vais chez mon boulanger, je n’ai pas envie de savoir comment va sa cousine, ou s’il a battu son record de lancé de fléchette. Je n’ai jamais fais de soirées diapo non plus chez mon boulanger.
    Par contre, je le croise tous les jours, et je suis ravi de discuter un peu avec lui, d’avoir un sentiment de « proximité », quand son pain avait un gout bizarre, je peux lui en faire part.
    Quand mon boulanger fais des promos, il colle des feuilles de papier A4 sur sa vitrine. Sur ces feuilles, des prix barrés, des points d’exclamation dans tous les sens. Mon boulanger il est sympa, des fois il me fait même des promos rien que pour moi.

    Comme je le trouve super mon boulanger, je parle de lui à mes voisins, à mes amis. Je n’ai rien inventé, on appelle cela le bouche à oreilles. Et puis comme j’aime ses produits, je fais aussi un peu de pub pour lui, ses pains au chocolats sont TELLEMENT bons.

    Mon boulanger, il a conscience qu’un client fidèle et fidélisé, à qui l’on sourit chaque jour s’attache à lui. Et mon boulanger, il s’attache aussi un peu à moi du coup.
    Quand il a eu besoin d’une nouvelle carte de visite, il m’en a parlé, car il connaissait un peu mon métier.

    Twitter, s’il est bien utilisé, permet de créer cette proximité, un nouvel axe de communication, de retour d’opinion.

    Utopiste ?

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